LES SALINES DE FORT-MARDYCK
Grande-Synthe- Fort-Mardyck
Catherine Rannou
19 septembre 2019

Ce site s’étend sur 110 hectares avec 26 hectares protégés depuis 2012.
Le site est inscrit à l’inventaire des Zones Naturelles d’Intérêt Ecologique, Faunistique et Floristique (ZNIEFF) de type I.
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On peut lire sur le site internet du conservatoire du Littoral ces descriptions surprenantes :
« Les salines de Fort-Mardyck sont une ancienne friche industrielle située sur le littoral du Nord, dans la zone industrialo-portuaire de Dunkerque. Il s’agit d’un espace progressivement reconquis par la nature au cœur d’une urbanisation dense, qui fait fonction de zone tampon entre les quartiers résidentiels de la commune de Fort-Mardyck au sud, et des installations sidérurgiques et autres structures de stockage de carburant au nord. Symbole fort d’un espace de reconquête naturelle au sein d’un littoral très fortement artificialisé, l’acquisition des salines par le Conservatoire du littoral a débuté très récemment au terme d’une longue négociation avec les acteurs du territoire.
A l’origine, cet espace littoral fut progressivement isolé de la mer par le développement du cordon dunaire, puis par la construction d’une digue, du bassin minéralier et de locaux d’entreprises. Dès lors zone agricole, ce site fut ensuite remblayé par du sable pour permettre l’implantation d’une usine sidérurgique en 1966. Il a supporté pendant une quinzaine d’années des cuves de stockage de produits de raffinage, activité abandonnée depuis le début des années 1980.
Avec ses 260 plantes répertoriées, le site des salines accueille environ 20% de la flore régionale. Des inventaires naturalistes ont aussi reconnu son intérêt faunistique (fauvette paludicole, crapaud calamite…). En trente ans, cette zone a retrouvé une richesse biologique étonnante, tant du point de vue végétal qu’ornithologique.
Cet ancien site industriel subit des servitudes d’usage issues de son histoire et de son environnement industriel (précautions sanitaires et de sécurité). C’est pourquoi l’ouverture au public en sera partielle. »

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Actuellement l’accès au site y est illégal en dehors de missions scientifiques, environnementales ou d’entretien.
Cette jungle fut longtemps un espace de jeux pour les enfants de Fort-Mardyck.
Samuel chef de projet qualité de l’air, à la communauté urbaine de Dunkerque m’a accompagnée dans les Salines, et faisait partie de ces enfants explorateurs.
Il est surpris de la vitesse à laquelle la végétation a repris le dessus, il me demande de photographier certaines espèces.

À la réception des photos Samuel me répond : « Bonjour Catherine, Galium verum (fleur jaune) La rose : c’est la saponaire! » 


Je regarde aussi le sol, mais ce sont surtout ces « cailloux » déchets de l’usine sidérurgique que je photographie.
Les plantes poussent là-dessus et dans les marécages.
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En faisant des recherches je lis que ces deux plantes ont des fonctions dépuratives pour l’humain et ont de nombreux points communs dans leurs usages.
L’une comme son nom l’indique était utilisée comme savon, on l’appelle aussi « herbe à savon », « savon du fossé », « savonnière », « laurier fleuri », « herbe à femme ».
Les rhizomes de la saponaire comprennent des saponines qui moussent dans l’eau. On la consomme aussi en cas d’allergies alimentaires, à la poussière, ou à certains produits chimiques. En usage externe elle peut traiter l’acné, l’eczéma, le zona, le psoriasis, l’urticaire, les démangeaisons. Elle permet aussi de dégager les voies respiratoires et participe au traitement des bronchites, grippes voir certains cancers. Elle permet de réguler les cycles menstruels

Le Galium verum, « Gaillet jaune » ou « Caille-lait » contribue à évacuer les déchets de l’organisme, notamment au niveau des reins et du foie. Comme son nom l’indique elle était utilisée pour cailler le lait.
Cette plante est aussi antispasmodique. Elle est utilisée pour traiter l’épilepsie et l’hystérie. En usage externe, le gaillet jaune agit contre l’eczéma, les démangeaisons et les plaies non infectées.